La sensibilité, une épreuve insurmontable ?

Je vais parler de mon cas, et de celui de Phinéa. Déjà qu’est ce que la sensibilité, le larousse la défini comme : Aptitude à réagir plus ou moins vivement à quelque chose. Même s’il ne s’agit pas d’une fatalité, on ne peut pas négliger une part de génétique, Phinéa est un berger allemand, des chiens dont certaines lignées ont été sélectionné sur ce critère, principalement dans les lignées touchant au travail (et Phiphi aurait dans la génétique de la lignée travail). Déjà, on part avec une « fragilité », plus il faut prendre en compte les capacités de l’individu, son développement en tant que chiot au sein de l’élevage et les apprentissages qu’il aura reçu de sa mère. Dans notre cas, elle vivait à la campagne, et n’a vu que les autres chiens de l’élevage. Quand nous l’avons eu par la suite chez nous, à 3 mois, et ne connaissant rien à l’éducation « positive », nous l’avons mis au contact de chien mal dans leur peau. Exemple : Elle aboyait beaucoup, un chien n’aimant pas le bruit l’a charge, et les maîtres me disent « c’est pour lui apprendre à ne pas le faire », mais la communication était inadapté à la situation et à un chiot. Nous avons enchaîné plusieurs rencontres de ce type, et petit à petit j’ai appris à comprendre ma chienne, à me rendre compte, qu’avec sa sensibilité, elle était de plus en plus mal avec le monde qui l’entourait, mais aussi avec les chiens qu’elle rencontrait, elle se mettait à décharger sur les autres chiens et devenir harceleuse. Bon, et maintenant ? - J’ai une chienne sensible. - J’ai une chienne que j’ai mal guidée. - J’ai une chienne qui ne sait plus comment réagir. Sacré cocktail, n’est-ce pas ? Mais cette sensibilité, était-elle uniquement négative ? Comme dit avant, la sensibilité est la réaction à un événement. Alors pourquoi ne pas l’utiliser à notre avantage ? C’est un travail difficile d’avoir un chien sensible, devenu réactif (par peur par exemple), de dédramatiser, et de l’utiliser positivement. Et comment on a fait ? Déjà, on a centré ses plus grosses difficultés. → Les autres chiens. → Les personnes avec des comportements étranges. → La nuit. On s’est fait suivre par un éducateur comportementaliste en positif. → On a ensemble créée un protocole de rencontre adapté à Phinéa. On a renforcé notre lien. → Plus de balade ensemble, plus de jeux, plus d’écoute de l’une et de l’autre… On apprend à se détendre. → S’énerver sur un chien sensible ? Mauvaise idée. On souffle, et on avance ! Et dans notre cas, c’est le gratte-gratte fesses ! Dans le cas de rencontre canine, Phinéa se retrouvait en stress, n’arrivait plus à gérer ses émotions, résultat, elle déclenchait, ne gardait que le négatif, et tout prenait une ampleur désolante. Mais, elle adore qu’on lui gratte le fessier, il s’agit pour elle de la plus belle récompense ! Du coup, la sensibilité positive et le gratte-gratte, rapport ? Comme Phinéa est sensible et que tout prend une ampleur hors norme, une sensation aussi géniale qu’un gratte-gratte fesse rends tous les croisements géniaux ! Elle arrive à passer outre la peur qu’elle ressent d’un chien en face-à-face.

Merci à Amélie la maman de Phinea et Nero pour nous avoir rédigé ce superbe article sur la sensibilité. Tu veux suivre leurs aventures? Abonne-toi ! Instagram : phineanero_


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